Juanita Commissaire Adjoint


Date d'inscription: 25/10/2007
 | Sujet: Marie, Martigues Mar 3 Nov - 7:04 | |
| Martigues - Marie est retrouvée pendue dans sa chambre
De notre correspondante dans les Bouches-du-Rhône, Sèverine Pardini, le lundi 2 novembre 2009 à 04:00 Marie (*) était une petite fille pleine de caractère et de vie, une élève de CM2 riante. Alors, son décès aussi brutal qu’inexpliqué a plongé la ville de Martigues dans la douleur et dans des abîmes d’incompréhension. La mort de Marie, révélée par La Provence, remonterait au 21 octobre dernier. Selon une source proche de l’affaire, l’enfant aurait été retrouvée inanimée par des membres de son entourage, pendue avec une corde à sauter dans l’appartement familial, au cœur d’un quartier sans histoire, fait de grands immeubles anonymes et de béton rosé, à quelques encablures de l’étang de Berre et de l’agglomération marseillaise. L’intervention des sapeurs-pompiers n’aura pas permis de ranimer l’enfant : Marie est décédée quelques heures plus tard à l’hôpital, à Marseille, malgré les efforts des médecins pour la ranimer.Immédiatement, plusieurs éléments troublants sont venus susciter de vives interrogations, qui n’ont toujours pas été résolues. La justice, en effet, a d’abord refusé de délivrer un permis d’inhumer à la famille de Marie, pendant une semaine. S’appuyant sans doute sur les résultats troublants de l’autopsie pratiquée à l’unité médico-légale de Marseille. Pour preuve, l’examen post-mortem pratiqué par les médecins légistes a révélé, notamment, des traces de sévices sexuels qui auraient été commis sur la fillette.Victime d’abus ?Dans le quartier où vivait la famille, mais aussi à l’école primaire où allait Marie, l’émotion est encore intacte. Et lors de l’enterrement qui s’est déroulé vendredi matin, dans la plus stricte intimité, beaucoup de personnes ont confié leur tristesse. Mais ce sont surtout les doutes et le mystère qui dominent. Car trop d’interrogations gênantes demeurent. Que s’est-il passé dans le huis clos de cet appartement, où Marie vivait notamment avec sa mère et son beau-père ? La petite fille s’est-elle vraiment donné la mort ? La thèse du suicide sera-t-elle remise en question au fur et à mesure que les enquêteurs démêleront les fils de ce douloureux écheveau ? Marie a-t-elle été victime d’abus ? Et si la réponse devait s’avérer positive, qui en serait l’auteur ? Des analyses complémentaires, notamment portant sur les empreintes ADN, ont été sollicitées. Les résultats sont toujours attendus.Mais pour le moment, au parquet d’Aix-en-Provence, on demeure extrêmement prudent, confiant du bout des lèvres que le dossier est pris très au sérieux. Et qu’aucune hypothèse n’est écartée. Selon une source judiciaire, aucune personne n’aurait été placée en garde à vue par les enquêteurs, très mobilisés par la disparition tragique de cette petite fille.La famille et l’entourage de cette dernière ne seraient pas considérés comme « à problèmes » par les services sociaux. Et Marie, selon plusieurs témoignages, n’était pas une enfant présentée comme triste ou nostalgique. Autant dire que, pour l’heure, le mystère demeure entier sur les raisons de sa mort.Vendredi, une information judiciaire a été ouverte par le parquet aixois, et pas moins de deux magistrats instructeurs ont été chargés de diriger une enquête qui s’annonce déjà longue et délicate.
(*) Le prénom de la victime a été modifié. |
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